Les 5 positions de danse classique, pieds et bras enfin faciles à distinguer
Les cinq positions de la danse classique servent de repères pour commencer, relier ou terminer de nombreux pas. Pour les mémoriser sans les confondre, commencez par distinguer le travail des pieds de celui des bras, puis coordonnez-les progressivement. Le placement doit toujours respecter les possibilités de chaque danseur.
Les cinq positions, la base de chaque enchaînement
En danse classique, les cinq positions fondamentales organisent les jambes, les pieds et l’équilibre du corps. Un enchaînement est une succession de pas : connaître ces positions aide donc à retrouver ses repères, même lorsque le rythme accélère ou que les mouvements s’enchaînent rapidement.
Ces positions ne demandent pas une ouverture forcée à 180 degrés. La qualité du placement compte davantage que l’amplitude. Le principe essentiel est l’en-dehors : les jambes tournent vers l’extérieur à partir des hanches, puis les genoux et les pointes suivent cette direction. Si les pieds s’ouvrent davantage que les hanches, les genoux peuvent partir vers l’intérieur et les chevilles se tordre. Il vaut mieux réduire l’ouverture pour garder un alignement stable.
Le repère à garder dans tout le corps
Grandissez-vous sans raidir le dos, répartissez le poids sur les deux pieds et laissez les épaules basses. Le bassin reste posé, sans être poussé vers l’avant. Dans un plié, les genoux suivent les orteils. Dans une position tendue, les talons restent ancrés autant que possible.
Ces repères donnent une utilité concrète à une forme apprise par cœur. Ils aident aussi à coordonner le haut et le bas du corps : les jambes trouvent leur place, tandis que le buste reste stable et que les épaules ne compensent pas un manque d’ouverture des hanches.
Les positions des pieds, de la première à la cinquième
Voici un pense-bête pour reconnaître chaque position des jambes. Le pied placé devant peut être le droit ou le gauche. L’essentiel est de pouvoir inverser la position avec la même précision, sans modifier l’alignement du bassin ni déplacer inutilement le poids du corps.
| Position | Placement des pieds | Repère à retenir |
|---|---|---|
| Première | Talons joints, pointes tournées vers l’extérieur. | Les deux pieds dessinent une ouverture symétrique. |
| Deuxième | Pieds ouverts comme en première, écartés latéralement. | Le poids reste centré entre les deux jambes. |
| Troisième | Le talon du pied devant se place contre le milieu du pied derrière. | Les pieds se chevauchent partiellement. |
| Quatrième | Un pied est devant l’autre, avec un espace entre les deux. | La position avance dans l’espace sans croiser complètement les pieds. |
| Cinquième | Le talon du pied devant arrive devant les orteils du pied derrière. | Les pieds sont croisés et étroitement rapprochés. |
Passer d’une position à l’autre avec précision
Pour passer de la première à la deuxième, effectuez un dégagé latéral : le pied glisse sur le sol avant de se poser à distance. Pour atteindre la quatrième, le dégagé part vers l’avant ou vers l’arrière, selon le pied qui mène. Ces trajets évitent de déplacer brutalement le poids du corps et apprennent à poser le talon avec contrôle.
Imaginez un sablier posé entre vos deux hanches. Le poids ne doit pas se vider d’un côté au moment de changer de position. Le centre du bassin reste au-dessus de l’appui, tandis que la jambe libre glisse et trouve sa place. Cette image aide particulièrement en quatrième position, où l’écart avant-arrière peut faire basculer le buste.
Elle est également utile en cinquième position. Le croisement des pieds peut donner une impression de stabilité, alors que le poids reste mal réparti. Avant de resserrer davantage les jambes, vérifiez que le bassin demeure posé, que les genoux suivent les pointes et que les chevilles ne se tordent pas.
Les bras, arrondir, ouvrir et garder les épaules libres
Les positions des bras varient légèrement selon les écoles, mais les principaux repères restent comparables. Les bras ne sont ni mous ni figés. Ils forment une ligne arrondie, soutenue par le dos, avec des épaules libres et des coudes qui restent vivants.
Les doigts sont délicatement regroupés, sans être serrés. Les poignets prolongent l’avant-bras et les coudes ne tombent pas vers le sol. Le port de bras repose ainsi sur la combinaison de trois éléments : la hauteur, l’ouverture et l’arrondi. Une position correcte conserve de l’espace entre les bras et le buste.
La position préparatoire, première et deuxième
En position préparatoire, les bras sont arrondis vers le bas. Les mains se placent face aux hanches et restent légèrement éloignées du corps. Les épaules descendent naturellement, sans tirer les bras vers l’arrière.
En première position, les mains se placent devant le nombril, ou au maximum à la hauteur de la pointe du sternum appelée xiphoïde. Les paumes sont tournées vers soi. Les coudes restent arrondis et ne se rapprochent pas excessivement du buste.
En deuxième position, les bras s’ouvrent sur les côtés, un peu en avant et légèrement plus bas que les épaules. Les coudes gardent leur courbe. Des bras complètement tendus perdent leur soutien et peuvent entraîner une remontée des épaules. Le mouvement doit rester ouvert, mais sans rigidité.
Troisième, quatrième et cinquième positions des bras
Dans une convention fréquemment enseignée, la troisième associe un bras en première position et l’autre en deuxième. Elle permet de combiner un bras arrondi devant le corps avec un bras ouvert sur le côté.
La quatrième garde un bras devant le corps tandis que l’autre s’élève dans un arrondi. Les deux bras ne forment donc pas une ligne parfaitement symétrique. En cinquième, ils se rejoignent au-dessus et légèrement devant la tête, sans serrer les épaules ni casser les poignets.
Dans cette dernière position, les bras conservent l’arrondi de la première position, mais ils sont placés plus haut. Certaines écoles emploient une numérotation ou des formes différentes. Retenez surtout la logique de hauteur, d’ouverture et d’arrondi indiquée par votre professeur.
Troisième ou cinquième position, une progression et non une compétition
La confusion est fréquente, car la troisième et la cinquième sont toutes deux des positions croisées. En troisième, le talon du pied avant arrive au milieu du pied arrière. Le croisement reste donc accessible et laisse davantage de place entre les deux pieds.
En cinquième, ce même talon vient devant les orteils de l’autre pied. La fermeture est beaucoup plus complète. Elle demande davantage de mobilité, de force et de contrôle pour conserver un placement propre.
La troisième position est souvent utilisée par les débutants pour comprendre l’en-dehors, le transfert de poids et le croisement sans déformer l’alignement. Elle permet de travailler la relation entre les hanches, les genoux et les pieds avant de rechercher une fermeture plus importante.
Avec le temps, la cinquième prend davantage de place chez les élèves avancés. Elle ne doit toutefois pas être obtenue en vissant les genoux ou les chevilles. La fermeture vient de la rotation disponible dans les hanches, pas d’une pression exercée sur les articulations. Une cinquième moins fermée mais alignée reste préférable à une position complète et douloureuse.
Réviser et corriger son placement sans se faire mal
Pour mémoriser les cinq positions, récitez-les avec des mots simples : jointes, écartées, à moitié croisées, séparées devant-derrière, complètement croisées. Répétez-les lentement devant un miroir, d’abord avec les mains sur les hanches. Ajoutez ensuite les bras, puis un plié léger. Cette progression révèle plus facilement une épaule qui remonte, un coude qui tombe ou un genou qui ne suit pas la pointe.
- Ne forcez jamais l’ouverture des pieds au-delà de celle des hanches.
- Gardez les genoux orientés dans la même direction que les orteils.
- En deuxième position, vérifiez que le bassin ne part pas vers une jambe.
- En quatrième position, conservez de l’espace entre les pieds au lieu de les placer sur une ligne instable.
- En cinquième, préférez un croisement moins fermé mais aligné à une position complète et douloureuse.
Les écoles française, Vaganova et Cecchetti peuvent présenter des variantes de noms, de port de bras ou de hauteur. Ce n’est pas une contradiction : chaque méthode possède ses codes. Une même position peut donc être décrite avec une forme légèrement différente selon le cours suivi.
Pour progresser, suivez les repères de l’école où vous dansez et demandez une correction à un professeur. Cette aide est particulièrement utile lorsque l’en-dehors semble bloqué, qu’un bras perd son arrondi ou qu’une douleur apparaît. La mémorisation des positions compte, mais elle doit toujours rester liée à un placement stable et adapté à votre corps.
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